Train de vie

En ce début du mois de février, London fût sous la neige… C’était blanc, c’était beau (je vous laisse penser à la suite mais je ne le dirai pas !)…  Enneigé quoi. Cela m’a fait comprendre aussi pourquoi il est possible de vivre dans les contrées du Grand Nord où le soleil ne pointe son nez que quelques heures par jour… La blanche-neige reflète en effet tellement la lumière qu’en dépit d’un ciel engrisaillé de nuages porteurs de flocons, on ne se sent pas fait comme un rat entre la brume et la mauvaise humeur ambiante.
Comme expliqué dans le post précédent, les lignes de métro et train londoniens sont loin d’être fiables, mais je dois avouer que pour le coup, cela m’a bien arrangé : deux flocons égarés sur les rails et le réseau s’en est trouvé amputé de la moitié de ses lignes… Ce qui explique mon activité buissonnière de ce lundi. Dans le parc, oui madame, où je me suis arrêtée regarder les gens se lancer des boules de neige de toutes les tailles et de tous les âges. Puisque ça sert à ça, la neige : à jouer comme des gamins, à faire des batailles et des parcours de dinosaures (spéciale dédicace pour François qui ne connaissait pas le concept).

En tous les cas, dans la langue de Shakespeare, pas d’expression sympathique telle que celle  - pour le moins crapuleuse - de faire l’école des buissons… Mais des expressions presque violentes, notamment ” play truant “. C’est peut être pour cette raison que les britanniques ont autant de mal à faire grève ou à manquer le boulot en général… Lorsque l’expression pour signifier manquer à son devoir de travailleur acharné implique que l’on se transforme en gangster… Oh well…

” La neige possède ce secret de rendre au coeur en un souffle la joie naïve que les années lui ont impitoyablement arrachée. “ - Antonine Maillet