Sous le soleil de Sicile

L’avantage d’un voyage dans un endroit tel que la Sicile, c’est que rien que le terme en lui-même relève de l’allitération. Et bien que comme chacun sait, l’allitération connaît ses limites situées approximativement où commence la lourdeur, je m’abstiendrai donc de vous en donner de plus amples exemples. Après tout, le titre de ce poste me semble-t-il en dire bien assez long sur la question. :)

En tous les cas, pour la petite histoire, dans la ville principale de cette île qu’est Palerme m’est arrivé une petite anecdote pour le moins intéressante.

Après une semaine passée entre un savant mélange d’anglais/italien/français, je me trouvais donc sérieusement “perdue dans la traduction” (si l’on peut se permettre une traduction aussi lourdement littérale). Lorsque mon compagnon de voyage nommât au milieu d’une conversation, les habitants de la ville dans laquelle nous déambulions, les palermitanais… Qu’ouïe-je ?* **. Je lui demandais alors de plus amples explications n’étant point sûre de l’existence du mot en question… Ce à quoi il me répondit que le terme italien étant Palermitani, il en avait déduit que le terme français devait s’en approcher… Puisqu’en effet, la langue française sur ce point précis, ne connaît pas de règle… Elle adopte bien souvent un terme en accord avec la consonnance de la langue utilisée dans le pays en question… C’est d’ailleurs pour cette raison que l’on peut passer de Madrilène à Moscovite ou encore Berlinois sans que personne ne se pose de questions. Et là pour le coup, bien difficile de déterminer le faux du vrai sans l’aide du p’tit Bobby…

N’en ayant pas sous la main (de p’tit Bobby, pour ceux qui ne suivent pas)… On a donc improviser et les habitants de Palerme sont donc passé par une série de nom les plus originaux…

De retour parmi les londoniens (qui pour le coup, n’ont pas de doute à avoir quant à leur appellation), pas moyen de déterminer le faux du vrai entre conserver le terme italien de Palermintani (ce que dit Wikipedia, mais je ne lui accorde guère de crédit en terme linguistique) et Palermitais que j’ai trouvé sur un site touristique évoquand vaguement le sujet… N’ayant pas plus de temps pour chercher, je vous laisse éclairer ma lanterne… En attendant, les habitants de Palerme resteront pour moi les Palmitants, contraction logique du nom de la ville  et du terme habitant (applicable à toute ville dont le nom des habitants restent un mystère, je devrais en déposer le brevet sous peu :).

*La conversation était en français

** NPC avec “Qu’accoustiquais-je ?”, “Qu’ouïe-je ?” frôle l’insurrection

“On n’habite pas un pays, on habite une langue. Une patrie, c’est cela et rien d’autre.” - Emil Michel Cioran