Sexuality

D’accord, j’aurai dû vous en parler avant… Puisque l’anecdote date du mois d’août…
Je veux dire, tout le monde a déjà remarqué que les lignes éditoriales des magazines en général se répètent inexorablement au fil des saisons (même la ligne du mag sur lequel j’officie à mes heures, mais c’est pas pareil)… En ce moment, on nous saoûle de soldes et detox en tout genre avant que n’arrivent les nouvelles collections de printemps, puis les régimes miracles pour paniquées du bikinis etc etc.

Et donc en août l’année dernière, lors d’un passage en terre gauloise, j’ai pu remarquer que ce mois d’été en particulier était dédié à la ligne éditoriale… : CUL (écrit en majuscule, cela devrait faire monter les stat, même que sans rire, ça marche). “Et ta soeur ?” me direz-vous et vous aurez bien raison… Le rapport avec ma soeur est qu’elle est enceinte (je blague même pas) et cela m’a rappelé que la période de fécondité des français s’avère être ce mois de dilletantisme  en particulier* - ce qui explique depuis plus de 20 ans un taux de naissance particulièrement élevé au mois de mai. Il est vrai que ma soeur étant enseignante, elle a programmé sa ponte au mois de mars pour pas reprendre avant septembre**. Faut pas prendre les fonctionnaire pour des buses non plus ! (je n’ai rien contre les fonctionnaires, loin s’en faut… NDLR).
Pour en revenir à mon histoire donc, j’en suis tombée sur un titre qu’il me semble avoir déjà vu les années passées sur le respectable Beaux Arts Magazine titrant sans équivoque : Art et Sexe. Pour le coup
1/ ils ne se sont pas foulés. En terme de titre, on pouvait pas faire plus basique,
2/
tout le monde n’a pas la chance comme son concurrent Art Press d’avoir eu une rédactrice en chet ayant publié ses mémoires sexuelles…

Donc puisqu’il semblerait qu’il soit à la mode de parler de vibromasseurs et autre sex toy (j’ai bien tenté de trouver  un nouveau terme à tout ça, mais je dois dire, je sèche, merci pour votre aide), je me suis sentie de faire un petit tour d’horizon de la question pour voir ce qu’il en était sur la toile… Et je ne cache pas que le résultat est pour le moins… Peu bandant pour reprendre une expression chère à certains individus de la gente masculine.
Puisqu’il semble en effet que le cul soit à la mode. Sur le net. Et pas seulement pour le mattage gratuit de gros lolos en ligne… A priori les sites de lingerie montrent un savoir-faire sans pareil pour ce qui est de leur apparition sur Google à la moindre recherche lancée pour un mot aussi anodin que “gorge” -ok pas aussi anodin que ça- mais aussi pour le déballage de vie sexuelle sur la toile. Les sites de Monique et Raymond, couple échangiste à ses heures perdues et exhibitionnistes à l’occasion pleuvent pour peu que l’on se mélange les doigts dans les URL (ceux qui ont un jour fait l’erreur de taper france2.com savent de quoi je parle)… Sur MySpace, autres blogs et sites communautaires, on n’en peut plus non plus de parler de ce qui se passe derrière la porte des chambres à coucher (Facebook reste encore relativement soft sur le sujet pour le moment… Il s’agit juste de savoir si un parfait inconnu aurait envie de vous rouler une pelle… A tout hasard !). Bref, il semblerait que Monsieur Tout-le-monde se sente d’exhiber ces ébats et de rendre ainsi ce qui relevait jusqu’ici de la sphère de l’intime partagée avec l’autre accessible à tous.

Je n’ai rien contre ce phénomène puisque comme chacun sait, personne n’est obligé de lire tout ce qui se trouve sur le web… Mais tomber l’autre jour sur un entrefilet dans un journal papier pour le coup - et respectable qui plus est - relatant l’anecdote d’une vieille dame retrouvée morte électrocutée par son vibromasseur qu’elle tenait à la main, je n’ai su si je devais rire ou pleurer… J’attends donc avec impatience le jour où ce genre d’objet sera en vente libre dans les supermarchés. Mais par dessus tout, d’entendre les réponses faites par les parents à l’éternelle question : “C’est quoi cette bouteille de lait ? “…

* Je sais j’ai un esprit tordu, enfin des précédents post vous ont surtout montré que mon esprit était mal placé

** Comme chacun aura deviné, la soeur de l’auteur ne lit pas ces lignes…

Si le mot cul est dans une phrase, le public, fût-elle sublime, n’entendra que ce mot.” - Jules Renard