Résolution

Aussi sûre qu’en décembre arrivent Noël, le jour de l’an et l’extension du domaine des poignées d’amour, en janvier arrive le temps des bonnes résolutions… Petit défi personnel que chacun se lance de manière à se donner bonne conscience… Au vu de l’année qui vient de s’achever et de la manière dont la nouvelle débute, chacun sa méthode pour élaborer en secret ses petites mises à l’épreuve.

En 2006, vu que dès le 1er janvier, ça sentait le roussi, je ne m’étais pas lancée une résolution intenable comme on aime, du genre à se persuader que l’on va pouvoir faire 50 abdos tous les soirs pendant les 365 jours à venir sans se lasser. L’année dernière, j’avais opté pour la première catégorie des bonnes résolutions qui permet de garder une certaine estime de soi tout au long de l’année parce qu’on sait que cette résolution ne peut QUE être tenue. Dans mon cas, c’était : ne surtout pas essayer d’arrêter de fumer (à mettre dans le même panier que ne plus aller au McDo par exemple… On ne peut pas échouer). Et ce n’est pas sans une certaine fierté que je dois admettre m’y être tenue… Le principe de ce genre de résolution étant de ne pas se lancer un défi insurmontable qui ne fera que faire descendre le moral encore plus bas que les chaussettes lorsque l’on se verra lamentablement échouer. Puisque si lorsque l’on a un moral d’acier, abandonner ces bonnes résolutions ne relève que de la mauvaise blague et on se dit que de toutes façons, c’était pas fait pour durer ou perdu d’avance et de l’on n’est pas le seul dans ce cas là etc. L’abandon de la bonne résolution chez l’athlète-de-haut-niveau-dans-le-dénigrement-de-soi-que-je-suis peut vite prendre des proportions gargantuesques dans l’échelle de la catastrophe inter-planétaire… Bref, une excuse de plus pour tomber dans la sempiternelle rengaine consistant à se dire qu’on n’a aucune volonté, bonne à rien etc etc.

Vu que pour le moment 2007 n’en est qu’à des balbutiements pas trop alarmants -mis à part la gueule de bois au champagne du 1er janvier, mais on ne saurait y échapper- je pense pouvoir sérieusement envisager cette année de piocher dans la seconde catégorie des bonnes résolutions à savoir les résolutions un peu moins originales mais réalisables au prix de quelques efforts et dont l’issue n’est pas évidente, ce qui leur donne aussi un peu plus de crédibilité. Des exemples :

Faire un régime -> envisageable puisque la bûche de maman (la meilleure du monde au passage) a fait quelques dégâts.

Arrêter de fumer -> on peut tenter aussi mais puisqu’il parait qu’il faut avoir envie d’arrêter pour que ça marche, je ne vois encore pas ça arriver avant 6 bons mois.

Aimer la bière -> Suggérée par un copain hier et si il est vrai que le concept est intéressant pour que la note du pub s’allège puisque la binouze coûte moins cher que le vin, il n’en est pas de même pour ma masse corporelle donc incompatible avec la résolution n*1. Un choix s’impose donc.

Envoyer les cons se faire foutre -> pour peu que la résolution puisse ne s’appliquer que temporairement puisque cela fait quand même partie de mon métier de faire des risettes à mes clients qui n’ont aucune idée de ce qu’est une expression idiomatique, de plus, c’est un peu gaspiller de la salive quand on y réfléchit bien.

Enfin arrive la troisième catégorie de bonnes résolutions que sont celles créées pour les gens avec un moral d’acier ou simplement très con.

Faire 50 abdos tous les jours -> Cf remarque ci-dessus

Ressembler à Naomi Campbell -> au vue de la couleur de ma peau, c’est définitivement mort d’avance

Devenir immortel -> Sans commentaire

Arrêter de vieillir -> Si seulement c’était possible…

En tous les cas, pour tous ceux qui n’ont pas encore de donner de sens à leur année à travers des bonnes résolutions aussi absurdes que les prédictions d’Elisabeth Tessier, je leur préconise de faire un petit tour sur ce site qui, à défaut de les faire changer d’avis, pourra au moins les faire marrer.

“La fatalité veut que l’on prenne toujours les bonnes résolutions trop tard.” (Oscar Wilde)