Froid

Mes mains dans mes gants
Mes gants dans mes poches
Démarche lente du réveil.

Une cigarette accrochée à mes lèvres
Fumée artificielle superflue dans ce matin frais
Brûlant mes doigts trop froids pour l’attraper avant que la cendre ne tombe

Nez rentré dans mon col
Odeur familière retrouvée après quelques mois de répit
Me rappelle l’oubli d’autres parfums

Un refrain étrange dans ma tête
Qu’importe le temps
Qu’emporte le vent
Mieux vaut ton absence
Que ton indifférence
[S. Gainsbourg]