Sur la terre comme au ciel


Toujours.

Et il y a un an, j’ai dit aurevoir à une boîte et j’ai mis de la terre dessus.

Aujourd’hui, je porte ta pierre avec le plus joli symbole d’amour que tu as certainement jamais eu. Moi qui ait toujours aimé les cailloux. Je suis sûre que tu l’as fait exprès.


Je pensais toujours que j’aurai voulu devenir cendres. Et me voir jetée dans l’océan près duquel je suis née.

Tu m’as fait changée d’avis.

Je retournerai à la terre. Mère.

De préférence sans boîte. Direct dedans.

Pour me faire bouffer par les vers.

En espérant ne pas les faire crever. Eux.


Et tout ce vent pour dire que c’est la dernière fois que je parlerai de toi, que la preuve en est, je ne t’ai pas oubliée. Tu m’as donné ma mémoire, ta mémoire, après tout. En espérant qu’elle ne foute pas le camp elle aussi, un jour.

Pour tout ce que je ne t’ai jamais dit et que tu savais pourtant. Pour aujourd’hui, pour ce jour, il y a un an et tous les jours qui suivent, pour ceux du reste de ma vie, jusqu’au jour de ma mort.
Je t’aime.


A*